La pilule, la solution?


Uncategorized / lundi, février 26th, 2018

Lorsque l’on a de l’acné, une des solutions qui nous est proposée est la pilule contraceptive. Alors, est ce que ça marche?

Réponse: oui et non.

Pourquoi? Tout simplement parce que la pilule peut effectivement, dans certains cas améliorer l’état de la peau, mais que d’une ce n’est pas garanti, et de deux cela ne règle pas le problème.

En effet l’acné est souvent une question d’équilibre hormonal. L’hygiène de la peau c’est bien, mais souvent le déséquilibre est interne. Traiter l’un sans traiter l’autre est de l’ordre de l’absurde, cela n’a aucun sens.

De nos jours, 40% des adolescentes et jeunes femmes ont un taux d’hormones mâles trop élevé. Il s’agit de la testostérone et de la DHT (Dihydrotestostérone) qui est sa forme active. Ces hormones vont se fixer sur les récepteurs aux androgènes, qui sont notamment présents au niveau de la peau. Cela joue un rôle majeur dans l’acné hormonale, car ça influe sur les taux d’IGF1, l’hormone de croissance, qui augmente la production séborrhéique.

Autrement dit, plus vous aurez d’androgènes et plus vous aurez la peau grasse et donc potentiellement de boutons. Il est normal d’avoir un petit taux de testostérone dans le corps féminin. Celle ci est produite par les ovaires ainsi que par les glandes surrénales. Certaines pilules contiennent des anti androgéniques qui certes peuvent contribuer à contrôler la production des androgènes mais ne règlent pas le problème à la source car dès l’arrêt l’acné revient, souvent plus forte. D’autre part ces médicaments sont hépatotoxiques, c’est à dire qu’ils abiment votre foie.

Par ailleurs la testostérone est nécessaire au bon fonctionnement des muscles, des os, du cerveau, du cœur ainsi qu’au maintient du désir sexuel. En couper la production n’est donc pas la solution. Mieux vaut comprendre d’où vient le dérèglement et s’atteler à le rééquilibrer. D’ailleurs souvent, un taux trop élevé d’androgènes est associé à un taux trop faible de progestérone, une hormone féminine, car ils ont le même précurseur: le cholestérol.

Certains des signes, non systématiques cependant, d’un taux trop élevé d’androgènes chez la femme sont l’hirsutisme (pilosité trop développée), les ovaires polykystiques, la tumeur ovarienne, la perte de cheveux, l’acné, l’assombrissement et l’épaississement de la peau … Cela peut être un signe d’un dérèglement hormonal mais vous pouvez en avoir un sans pour autant manifester ces symptômes.

Tout cela est très bien, mais alors, que faire?

La réponse réside dans votre mode de vie et vos habitudes alimentaires. Certains aliments consommés en excès vont contribuer à l’augmentation de la production de testostérone, d’autres vont vous aider à équilibrer votre axe hormonal. Une surconsommation de sucre raffiné par exemple induit un pic d’insuline qui amène les ovaires à produire plus de testostérone. Les glucides raffinés ont une forte teneur en glucoses ce qui fait que les ovaires sécrètent plus de testostérone. Évitez donc les variations brutales de votre glycémie. De même le lait et les produits laitiers contiennent déjà une forte concentration d’hormones qui, via le rétrocontrôle négatif, vont induire une surproduction de sébum.

Le zinc inhibe la conversion de la testostérone en DHT. Or on constate régulièrement un déficit en zinc chez les personnes souffrant de problèmes d’acné (voir article à ce sujet). Par ailleurs il vous faut consommer de bonnes graisses (voir article à ce sujet) pour avoir de bons matériaux de départ.

Buvez au moins deux litres d’eau quotidiennement et dormez suffisamment, cela joue beaucoup également. Vous pouvez également prendre des plantes à action anti-androgénique.

Une bonne approche pourrait consister à, dans un premier temps, réduire considérablement sa consommation de sucre raffiné et de produits laitiers, pendant 21 jours et de noter les améliorations. En parallèle il serait judicieux de consommer minimum cinq fruits et légumes quotidiennement. Notez qu’il peut y avoir un temps d’adaptation, les trois premiers jours étant souvent les plus difficiles, ces produits induisant une certaine addiction. Cela vaut le coup de tenir bon, vous retrouverez (ou découvrirez) une peau douce et nette. Dans un premiers temps vous allez voir un arrêt de l’apparition de nouveaux comédons, puis une cicatrisation des anciennes lésions (mais cela se fait sur une plus longue durée).

Une réponse à « La pilule, la solution? »

  1. The next time I read a blog, I hope that it doesnt disappoint me as much as this one. I mean, I know it was my choice to read, but I actually thought youd have something interesting to say. All I hear is a bunch of whining about something that you could fix if you werent too busy looking for attention.

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